samedi 26 mai 2012

LE SALAR D'UYUNI ET LE SUD LIPEZ

Pour quitter Sucre, il faut prendre un bus le matin, très tôt et donc se taper les 10h de voyage en pleine journée et quand on a le mal des transports et donc qu'on ne peut pas s'occuper on trouve le temps trèèèès long ! Perso j en profite pour bouquiner "l echiquier du mal", un roman trouvé a notre auberge précédente sur Potosi. C'est donc en fin de journée de vendredi que nous sommes arrivés à Uyuni. Après s'être installés à l'hôtel Avenida nous partons à la recherche d'une agence pour effectuer un tour de 3 jours dans le salar et le sud lipez. Et la tâche s'annonce compliquée car il n'y a pas moins de 64 agences dans le patlin ! Et forcement, les vendeurs sont tous plus gentils les uns que les autres. On finira par choisir une agence située près de l'hôtel que 2 de nos compatriotes, rencontrés à Potosi, nous avaient conseillé. Après une nuit assez fraiche dans un lit défoncé (pour changer) nous irons prendre un bon petit dèj (enfin, je devrai dire copieux plutôt que bon) afin de nous préparer aux 3 jours à venir. J en profite pour visiter un peu le centre en allant acheter des billets de bus pour le lundi soir. C est un lieu dénué de charme, avec pratiquement aucun arbre, seulement constitué de bâtiments gris séparés les uns des autres par des routes poussiéreuses. C est réellement un village étape ou on dort et mange en attendant de partir pour le Salar et le Sud Lipez qui eux sont a l opposes des successions de merveilles de la nature.


Le 4x4 arrive à l'heure; nous chargeons les affaires sur le toit et faisons connaissance avec ceux qui nous accompagnerons durant ce tour, il s'agit d'un couple Belgeo/bolivien et d'un homme d'affaire Hollandais avec sa cliente Bolivienne. Le Belge, Olivier, est le bassiste du groupe Oil de Cochabamba. Sa compagne, actrice de  café-concert  et qui s appelle Vanessa joue dans une pièce se moquant des politiques. Peter, venu droit des Pays Bas est un expert en pâtisserie et Rachelle veut certainement le devenir elle aussi. Et c'est partie pour des centaines de km où nous devrions voir moulte paysages différents, à bord d un gros 4x4 Lexus!


Nous commencerons notre circuit par un petit tour dans le salar, qui est le désert de sel le plus grand du monde avec une superficie de 12 000 kms2 et situé à pas moins de 3650 m ! C'est impressionnant toute cette étendue de sel ! Sa formation remonte à 10 000 ans, quand l'étendue d'eau salée était une partie du Lago Minchin, un lac préhistorique géant. En s'asséchant, il laissa derrière lui deux petits lacs encore visibles, le Lago Popoo et le Lago Uru Uru et deux grands déserts de sel, le Salar de Coipasa et le gigantesque Salar de Uyuni. Les villages avoisinants, regroupes au sein de la cooperative de Colchani, vivent de cette ressource uniquement. Le kg se vend 0.5 Bs a la cooperative (soit 0.05 € environ). Et tout ça sans aucune machine, exceptés les véhicules des transports. La production annuelle est a peu près de 25000 T. C’est beaucoup... et peu, puisque le Salar contient 64 milliards de T de sel, avec des couches de 2 à 120 m de profondeur. L’agriculture ici est difficile, l’eau douce se faisant rare et pourtant nécessaire e l irrigation des cultures.
Le Salar d Uyuni, c est aussi la moitie de la réserve mondiale de Lithium. Le lithium, composant essentiel des batteries électriques, est actuellement le centre des attentions de plusieurs multinationales, ainsi que du gouvernement. En effet, le salar de Uyuni fait partie du « triangle du lithium » entre le Salar d Acatama au Chili et le Salar del Hoñbre Muerto en Argentine.


Pour notre pause déjeuner, nous nous rendons a la isla de pescado qui doit son nom à sa forme de poisson. Île perdue au milieu du salar, elle est assez surprenante...de formation calcaire, elle nourrit des centaines de cactus ! Telles des sentinelles végétales, des cactus candélabres, dont certains sont âgés de 1 200 ans et mesurant plus d’une dizaine de m, semblent protéger l'île (appelée également Incahuasi qui signifie maison de l’Inca, car c’était un lieu important pour cette civilisation). Ce qui lui donne une allure surréaliste et qui nous émerveille tant par sa beauté que par la vue panoramique qu'elle nous offre. Au loin, les montagnes se reflètent dans le blanc salar...magnifique !  


Cette ile qui n’en est pas une, sauf en saison des pluies, prend en effet une allure de poisson sautant hors de l eau en raison de la diffraction de l'air et de la courbure de la terre dans ce désert blanc balayé par les vents. D’autres morceaux de terre semblent flotter tels des soucoupes volantes dignes des meilleurs romans de science fiction. Nous sommes chanceux, car quelques jours auparavant, l’accès à l’ile était impossible en raison d’une quantité d’eau encore trop importante suite a la saison des pluies. Il ne pleut pas énormément, mais le salar étant une cuvette plate, sa surface entière peut être recouverte de 15 a 30 cm d eau et alors les transports sont impossibles. 


Ici, c est le monde a l envers, les montagnes sont sombres, terre et rochers apparents, alors que le sol est blanc... pas de neige ici mais du sel. Normal puisque nous sommes dans l’hémisphère sud me direz vous mhhh ah ah ah




L'aprèm nous ferons justes de la voiture pour nous rendre à l'hôtel de sel où nous dormirons. Le sel, c’est utilisé dans la cuisine partout dans le monde. Ici c’est utilisé dans la maison entière. Les murs sont le résultat d’assemblages de blocs de sel, tels des briques, liés tous ensembles avec un mélange de sel et d’eau en guise de ciment. Très joli et naturel, je ne pense pas qu’ils remplissent correctement les normes HQE mais c est fort agréable d’y passer un moment. Hélas, ils sont très sensibles a la pluie! Le lit et la table de nuit sont en sel mais la chambre pas chauffée et à en voir les marques d'humidité, pas trop isolée ! Heureusement nous avions pris nos supers duvets en plumes et pour moi, mes belles chaussettes en alpaga !!! La douche étant payante, j’ai pu avoir une excuse toute trouvée pour ne pas me laver ;-)


Le lendemain, on se lève à 7h, une longue journée de voiture nous attend. On traverse quelques villages, dont les villageois ne vivent plus du sel mais de l’agriculture  (quinoa et moutons) et de  l’artisanat. Notre 1er arrêt sera au point de vue sur le volcan Ollague. On traverse la région des volcans et de lacs où nous verrons pleins de flamants roses. Toujours des paysages plus beaux les uns que les autres et un temps magnifique qui nous permet d'apprécier toutes les nuances de couleurs.


 







La végétation rare, leña ou tola, sert à faire du feu et à nourrir les moutons, les lamas et les vigognes.




3 espèces de flamants roses vivent par ici: le flamant chilien, le flamant andin et le flamand de james. Perso, on en a pu observer que la dernière en train de se sustenter dans les lagunes figées aux pieds des volcans et bordées de blanc. Mais cette fois, ce n’est plus du sel mais du potassium. Le flamant de james a les yeux et leur contour rouges, le bec orange et a la pointe noire. Sa tète et son cou sont rose clair. Sa poitrine a des plumes striées roses foncées et les bouts de ses ailes aussi. La partie postérieure du corps est noire.

 
















Le soir on arrive à notre refuge à la laguna colorada située à 4500m et qui a des superbes couleurs rouges et violacées. Ses eaux contrastent fortement avec des reliefs blancs  ressemblant à des icebergs. Aussi blancs, mais cette fois ci nous avons affaire a du Borax. Il est transporté et stocké en vue d exportations ou il sera ensuite utilisé dans l’industrie nucléaire, la métallurgie ou comme insecticide. C’est notre point d’arrivée pour notre seconde nuit, et je regrette notre chambre salée de la veille. 


Nous dormirons en dortoir, toujours pas de chauffage, pas d'isolation, des toilettes crades et pas d'eau !!! C'en ai trop pour notre homme d'affaire (du pays du Gouda pour resituer) qui a payé un supplément (non négligeable: 150$US) pour avoir sa propre chambre et qui pensait dormir dans un vrai hôtel ! Il finira par avoir un dortoir pour lui tout seul mais cet épisode mettra sa cliente en pleure. Heureusement, notre ami Belge a réussi a subtiliser une bouteille de vin que notre guide comptait garder pour lui tout seul. Elle pu rendre le sourire à Rachelle et nous réchauffer un peu. Il fait vraiment très froid - 10/-15ºC, cela faisait longtemps que nous n'avions pas eu affaire à des températures négatives ! Mes pieds sont congelés... et au moment de me mettre au lit...horreur, malheur...je me rends compte que j'ai oublié mes superbes chaussettes de la mort qui tue dans l'hôtel précédent !!! Du coup, même si mon corps était bien au chaud mes pieds ont mis une éternité à se réchauffer. La nuit fut donc très courte d'autant plus que nous nous levions à 5h le lendemain.




Le réveil fut donc difficile surtout que nous n'avions pas moins d'1h de voiture avant d'arriver aux geysers (d’eau chaude) où nous prenions notre petit dèj et, si le courage nous en disait, où l'on pourrait l'agrémenter d'un petit bain digestif. Entre temps nous avons pu assister au levé de soleil sur les geysers (de gaz)...euh...un synonyme de magnifique ou splendide siouplait !!! Chauds, plus de 200ºC. Toxiques et puants. Le temps d’admirer ces dégagements de fumées sous pression, en raison de l’activité volcanique du coin, j ai cru que mes bouts de doigts allaient congeler et se décrocher de mes mains pour rester collés à mon appareil photo! Cette fois-ci, nous pouvions vraiment nous croire sur la lune (la gravite en plus)! Il est tant de repartir nous réchauffer dans un bon bain, en plein air mais avec une eau a 35ºC.



Bon devinez qui fut le courageux et le dégonflé parmi nous ? Disons que j'étais pour aller faire trempette dans l'eau chaude mais le fait de se changer dehors ensuite ne m'a pas motivée (dois-je rappelé qu’il faisait -10 !). J’en ai profité pour me décrasser un peu... c’était très agréable d’être presque tout nu juste à coté d’herbes givrées, sentant les doux rayons caliente du soleil levant contre mes joues glacées et regardant danser tout autour de moi les fumées tièdes. Aussi sorti, mon caleçon a congelé...


Aller, on remonte en voiture direction le désert de Dali et les lagunas blanca et verde. Ce désert fut l’occasion de nous prouver l’instinct de survie des vigognes, puisqu’elles arrivent  à se nourrir dans cet environnement avec une végétation souterraine, introuvable pour le commun des mortels.  Encore des paysages à couper le souffle. Cette fois-ci on se croirait dans le désert ou dans les paysages de "dune". C’est vrai que voir un vers géant surgir du sol pour nous happer, voiture comprise, ne m’aurait presque pas étonné.


La laguna blanca et la laguna verde ont elles aussi droit a leur bords blancs. Ni sel, ni potassium, ni borax, mais de la craie pour la première et du Zinc pour la seconde.







Nous avons également découvert la Yareta. Cette plante est utilisée par la médecine traditionnelle contre la fièvre, l'asthme, le rhume et la bronchite. Ses effets contre le diabète sont en cours d'étude. Mais la plante a surtout été utilisée comme combustible car elle a un pouvoir calorifique élevé (la moitié de celui du charbon). Les habitants de ces régions, pauvres en arbres ou végétaux combustibles, les ramassaient et les conservaient un an avant de les brûler. Avec comme conséquence une forte diminution de la population. Elle est maintenant protégée avec succès. Mais la plante régresse aussi du fait de la pollution. Il faut savoir aussi que sa pousse est très lente (un millimètre par an) avec une très grande longévité. Certains spécimen sont âgés de 3.000 ans.



Le retour nous fera traverser encore et toujours des paysages divers et variés. L’arrêt casse-croûte du midi nous permit une halte dans un petit village, aux constructions en terre et surplombées par des rochers ocres aux formes variées. Et ses troupeaux de lamas, identifiés par leurs propriétaires par des boucles d oreilles colorées. En revenant plus près d’Uyuni, on traversa quelques rivières, absentes des centaines de km parcourus les jours précédents. Puis on pu observer des formations géologiques, dont le nom m’est inconnu, mais qui ressemblaient aux soldats d’une armée gigantesque a l’assaut des sommets des collines dont ils perforaient les flancs.

Nous finirons notre tour par un arrêt au cimetière de trains.












Bilan de ce tour:
Le guide est très important pour ce genre de chose et le notre n'était pas franchement exceptionnel. Il faisait son travail sans plus, alors que d'autres s'impliquaient auprès de leur groupe, donnaient beaucoup d'explications sur chaque site et faisaient en sorte qu'il y ait une bonne ambiance au sein du groupe.
Nos partenaires étaient peut-être un peu trop différents de nous pour que ce soit la franche rigolade !
Mais tout ce que l'on a pu voir durant ces 3 jours était tout simplement merveilleux et cela fait oublier le reste !


C'est pour moi un des grands moments de notre voyage pour l'instant. Autant de paysages différents successifs en seulement 3 jours, c'est inimaginable!!!  Seul regret pour moi, les avoir traversés en 4x4 plutôt qu'à vélo. On en a croisé quelques uns sur la route donc une prochaine fois peut-être... 






N'étant pas loin de la frontière, nous prîmes un bus le soir même, tout crade, puant et frigorifiés.


Cecile y Fanch


Cliquez sur les liens suivants pour accéder á l'intégralité de nos photos pendant ce tour de trois jours fantastiques !!!
Photos du salar (premier jour)
Photos du Sud Lipez (deuxieme jour)
Photos du Sud Lipez (troisieme jour)

mercredi 23 mai 2012

SUCRE


"Sucre est également connue sous les noms de Charcas (dénomination originelle jusqu'à 1538), La Plata (période de la vice-royauté du Pérou, entre 1538 et 1776), Chuquisaca (période de la vice-royauté du Río de la Plata entre 1776 et 1825) puisSucre à partir de 1825 (période républicaine). En 1825, au moment d'être désignée capitale constitutionnelle de la Bolivie, la ville fut nommée « l'Illustre et Héroïque Sucre » (La Ilustre y Heróica Sucre, en espagnol)."


Dès le mardi, nous avons pris un bus en direction de Sucre, 4h de trajet qui nous parûmes une éternité (je m’en souviens pas… trop d’endroits tue l’endroit !).
Nous sommes arrivés en milieu d’aprèm, après avoir trouvé une chambre bien délabrée mais avec notre propre salle de bain et un petit coin pour la cuisine (ce qui nous permis de nous faire de bons petit dèj à un prix défiant toute concurrence ! Merci mon chéri pour ces bons œufs brouillés/fromage). Un vrai p’tit appart ! Nous sommes allés nous promener dans la ville qui elle aussi, est inscrite au patrimoine de l’Unesco. C’est une ville aux bâtiments blancs de type baroque, chaque coin et recoin regorge d’églises et autres édifices. Du coup, ça la rend belle et très agréable. Même si la ville est grande, son centre lui est assez petit et on en a vite fait le tour ! Ville certes jolie mais manque d’ambiance et de réel charme à mon gout. Nous n’avons passés que 3 jours dans cette ville que nous avons parcourue à pied ; pour nous rendre aux différents points de vue.
Un petit tour au musée ethnographique nous éclaira également sur les tenues traditionnelles ; différentes selon les régions.


Textiles de Tarabuco :
Ils sont élaborés avec du coton filé à la main avec sa couleur naturel, et la laine de mouton est teinte artisanalement en couleurs contrastant avec le fond blanc : bleu, vert, violet, rouge, noir, orange, jaune, avec des variantes chromatiques selon la communauté d’origine.
Les vêtements masculins sont constitués d’un pantalon blanc ample se terminant aux genoux. Le torse est couvert par un haut de couleur sombre, contrairement au Jalq’a. Sur les épaules, les hommes portent un petit pancho appelé « kunka unku » de couleur vive (celui sur les fesses s’appelle « siki unku »). Sur la tête un chapeau en  cuir ressemblant à un casque qui se nomme « montera ». Pour compléter le tout, un vaste ceinturon en cuir de bovin muni de rivet et d’une petite poche pour stocker les feuilles de coca appelée « chupsa ».


Textiles Jalq’a :
Ils sont élaborés traditionnellement avec de la laine de mouton ou d’alpaga, teinte en rouge et en noire. Aussi en vert, orange et bleu. Jamais de blanc, jaune ou de couleurs mates.
Vaches, chevaux, oiseaux, singes, éléphants, lions, félins et batraciens forment une partie de la faune représentée sur leurs textiles. Ainsi qu’un vaste imaginaire zoomorphe tel des oiseaux avec des dents ou avec quatre pattes, avec deux têtes ou une bosse dans le dos et une queue en spirale. Ils sont appelés « Khurus ».


Nous avons pu les revoir le soir même à un diner spectacle où les danses et les costumes étaient vraiment chouettes. Malheureusement, nous n’avons pas pu prendre de photos ; le droit de photographier coûtait la moitié du prix de la place ! Nous garderons cela dans un coin de notre mémoire !






Houhouhou… elle est salée cette blague sur Sucre !!! … dsl la fatigue sans doute ;-)


Pour le dernier jour, un dernier tour dans la ville puis pour moi, un tour aux urgences… J’avais ramené avec moi une tique comme souvenir d’Amazonie. Malheureusement en essayant de la retirer, la tête est restée. Du coup cela s’est infecté et en se renseignant sur internet des méfaits de ces bestioles, nous avons décidé de prendre les choses en main. Nous avons donc pu tester l’efficacité de notre assurance ! Si, elle, est efficace je ne peux pas en dire autant du service des urgences de Sucre ! Pas facile d’expliquer avec notre espagnol ce que j’avais exactement surtout quand le médecin n’y met pas du sien et ne crois pas à ce que vous dites ! Je sais bien que c’est une tique et non pas une puce qui m’a piqué non d’une pipe !!! Non d’une tique m’enfin ! Bon, le médecin a toujours raison, faut croire. Une gentille interne m’a bien trituré le dos afin de retirer la tête, euh pardon la puce. Pas d’antibiotique ? Non. Ok merci. Au revoir. Après avoir envoyé un mail à notre assurance celle-ci m’a rassurée en me disant que les antiobio n’étaient pas obligatoire n’étant pas dans une région endémique. Me voilà rassurée, mais je dois quand même surveiller l’évolution.

Cécile et Fanch


Cliquez ici pour des Photos sucrées...

mardi 22 mai 2012

POTOSI


"Potosí est une ville de Bolivie et la capitale du département de Potosí. Son nom vient du quechua Potojsi qui signifie « tonnerre ». Elle se trouve à une altitude de 4 070 m et est la ville la plus haute du monde de plus de 100000 habitants.  Elle est construite au pied du Cerro Rico (« Montagne riche »), une montagne de minerai d'argent qui domine la ville de ses 4 824 m. La vieille ville fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Potosí est fondée en 1545 pour exploiter la mine proche. Durant près de 60 ans, l'Europe va énormément s'enrichir grâce aux richesses accumulées par l'État espagnol : l'argent extrait de la montagne dans des quantités colossales alimente les caisses de la couronne espagnole qui le dilapidera à son tour en faste et en dépenses de luxe aux profit des artisans européens au détriment de la production locale.


L'argent était extrait par le travail forcé des Indiens, institué par Francisco de Toledo au travers d'une transformation de l'institution inca de la mita. La ville devient rapidement la ville la plus peuplée d'Amérique derrière Mexico, avec au moins 200 000 habitants. Cependant, des millions d'Indiens meurent à cause de problèmes respiratoires dus à la poussière dans les mines ou encore lorsqu'ils restent bloqués dans celles-ci après un éboulement. On dit que la quantité d'argent extraite des mines de Potosi suffirait à construire un pont au-dessus de l'Atlantique pour relier Potosì à la péninsule Ibérique, mais les ossements de mineurs morts dans des accidents y suffiraient également.
Après 1800, l'argent se fait rare, et l'étain devient la première ressource. La ville entame son déclin économique. Aujourd'hui, bien que déclarées épuisées, les mines sont toujours exploitées artisanalement par les habitants, dans des conditions de sécurité toujours désastreuses pour les mineurs."


Dès notre arrivée de la Isla del Sol nous avons pris un bus direction Potosi, la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde ; elle culmine à 4090 m !!! Autant dire que mes problèmes de respiration ne s’arrangent pas ! On arrive à 6h du mat’ après un bon voyage dans un vraie bus cama (c’est-à-dire que le siège s’inclinait presque totalement), vraiment confortable et oh ! Comble du miracle….des toilettes à bord !!! Bon, certes il fallait encore escalader par-dessus des sacs et essayer de ne pas écraser les bébés couchés dans l’allée ; le trajet jusqu’au toilette en pleine nuit s’avérait une fois de plus une opération périlleuse !


C’est donc à peu près reposé que nous arrivons dans cette ville inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Nous prenons un hôtel supposé être dans les bons marchés sur le Routard mais qui s’avère être un peu au dessus de nos moyen mais à cette heure-ci nous choisissons un peu la facilité et n’allons pas courir à la recherche d’un autre hôtel. Une fois nos affaires posées, nous nous renseignons auprès de l’hôtel pour avoir le nom de bonnes agences qui nous ferons visiter les mines, but de notre séjour dans cette ville. La suite du dimanche sera un peu de repos et écriture du blog ; nous profiterons du grand salon dont dispose l’hôtel.



Le lendemain, direction le cerro rico, qui veut dire la « colline riche » et la visite d’une mine. L’exploitation de la mine se fait par différentes coopératives, qui paient un impôt pour exploiter une partie de la mine. Ce sont des mineurs retraités qui ont mis ce système en place lorsque l’état a fermé les exploitations. Avant, l’état fournissait tout le matériel nécessaire aux mineurs, maintenant ils doivent en acheter la totalité eux-mêmes. Ceci comprend les tenues, gants, casques, chaussures, feuille de coca, dynamite, etc. Les travailleurs indépendants utilisent la barra mine, les travailleurs en coopératives le marteau piqueur. Nous en visiterons une petite qui compte que 100 mineurs, en tout ils sont 15000 à descendre dans des couloirs étroits pour extraire de l’étain (principalement) ; la Bolivie en étant le plus grand producteur du monde. Il y a également dans cette montagne de l’argent, de l’or et en quantité moindre du cuivre. A l’époque des colons espagnols seulement l’argent et l’or étaient extraits, depuis les extractions dépendent des cours boursiers. On dénombre environ 200 mines dans le cerro rico. Environ 17 couloirs séparés par 30 m de hauteur… soit le couloir le plus profond à 510 m sous terre environ. Le mineur descend dans la mine quand il veut, chacun est responsable de sa production. Mais tous n’ont pas le même traitement ; celui qui martèle la paroi au fond d’une galerie est mieux payé que celui qui remonte les brouettes à l’extérieur. Les mineurs gagnent très bien par rapport aux autres métiers, l’équivalent d’un salaire mensuel moyen en une semaine.



On est équipé de combinaison, de casque et de lampes (enfin pour ceux qui ont la chance d’en avoir une qui fonctionne !). La tradition est d’acheter quelques présents pour les mineurs rencontrés dans la mine. Au choix : feuille de coca, alcool à 96°, alcool de menthe à 26°, cigarettes de tabac pur, bâton de dynamite et détonateur, sulfate d’ammonium, jus de fruits…  Et nous commençons notre visite…on est vite dans l’obscurité, on avance en se baissant, en évitant les câbles électriques (des ampoules sont installées aux endroits refuge où attendent les mineurs jusqu’à 3 ou 4h que la poussière retombe après une explosion), d’air ou d’eau (très haute pression, les compresseurs eux sont toujours à l’extérieur). J’avais une petite appréhension avant d’entrée dans les profondeurs de la montagne…comme je respire mal depuis quelques temps déjà, j’avais peur d’être asphyxier car il n’est vraiment pas facile de respirer dans ce milieu entre la poussière et les odeurs de souffre… Nous collons bien notre guide car on aurait facilement fait de se perdre dans ca labyrinthe et dans le noir, on est vite désorienter ! Elle nous demande de ne pas respirer durant un moment, pour traverser un couloir où flotte dans l’air de l’amiante… elle s’équipe d’un masque, mais a priori rien de prévu pour nous autres touristes… Malheureusement pour nous, les mineurs avaient dû se passer le mot pour ne pas travailler en ce lundi matin et l’activité de la mine était quasi nulle. Nous avons pu observer tout de même des mineurs poussés un wagon, un autre marteler une paroi au marteau piqueur  accessible seulement en rampant, un autre préparer des échantillons de roches pour des analyses en surface, et d’autres préparer des trous dans une paroi pour y loger en fin de journée une trentaine de bâton de dynamite. La plupart travaillent 8 h par jour, mais étant payés à la quantité de minéraux extraite, certains peuvent travailler jusqu’à 24h d’affilées. En plus de toutes les tâches nécessaires pour préparer l’extraction en elle-même (préparer l’explosion de la paroi, attente après l’explosion à la dynamite ou au sulfate d’ammonium si la roche est très dur, cassage des blocs en plus petits, remonter ces blocs dans des paniers à la manivelle, charger les wagons puis les pousser jusqu’à l’extérieure de la mine), le bardage, l’acheminement des câbles électriques, des canalisations d’eau et d’air, il ne faut pas oublier le temps passer à partager des offrandes avec le Tio. En effet, c’est lui qui protège les mineurs et décide de la qualité et de la quantité des extractions. Ce n’est autre que le diable. Son nom vient d’une mauvaise prononciation des mineurs à l’époque des colons espagnols, qui leur parlaient d’un dieu du mal pour les effrayer et les forcer à travailler.  Dieu est devenu Tio. Ils partagent avec lui quelques goulées d’alcool à 96°,  une cigarette et des feuilles de coca. Une fois par an, en mars, toute la famille du mineur descend dans la mine pour honorer el Tio  et décorer son antre. Chaque coopérative possède son propre endroit pour le vénérer dans la mine. Pour cette visite nous étions entre « Français », c’est la 1ere fois que nous choisissions un guide qui parle notre langue maternelle ! Ce qui fait qu’après notre petite excursion, nous sommes allés déjeuner tous ensemble ! On était tous d’accord sur un point : qu’es-ce que nos travails respectifs sont cools !!!








Pour notre après-midi, nous avions décidé d’aller au musée de la moneda, malheureusement il était fermé le lundi, changement de plan, nous irons voir un film au ciné en 3D. J’avoue ne pas avoir trop compris les dialogues mais vu le film hautement intellectuel que nous avions choisi il était suffisant de se contenter des images ! Attends ce n’est pas vrai, les héros de Marvel ont tous une personnalité et une sensibilité très riches ! En tout cas ce fut très divertissant et cela nous a fait du bien de retrouvé les salles obscures même si la 1ere demi-heure fut très très bruyante. Les boliviens continuaient leurs conversations et  les enfants criaient mais ils se sont vite tus absorbés par le film ; d’ailleurs ils sont très bon public car ils rigolaient à chaque blague des acteurs (que je ne comprenais pas évidemment) ! Sacré Stark ! Mon premier film en 3D digne de ce nom (j’avais vu tintin avant de partir mais on ne peut pas dire que sa 3D était très impressionnante) !!!




Nous repartîmes le lendemain pour de nouvelles aventures.

Cécile et Fanch


Nos photos de Potosi ici

lundi 14 mai 2012

ISLA DEL SOL

Aller, il est temps de bouger de La Paz ; direction le lac Titicaca et une de ses îles : La Isla del Sol.


On prend un micro de bonne heure le matin car le bateau que l’on doit prendre est à 13h30 à Copacabana soit à 3h30 de route de là. Pas Copacabana au Brésil non, Copacabana en Bolivie ! Pour la petite histoire, c’est à la suite d’une promesse faite par un marin Bolivien, égaré au large des côtes du Brésil, à la Vierge de Copacabana que la fameuse plage de Rio doit son nom à cette ville de Bolivie. D’ailleurs Copacabana signifie en Aymara « vue sur le lac ». Rien à voir avec sa fille brésilienne, sa population est seulement de 6000 habitants. Pour y arriver, on traverse un bras du lac sur un bac puis on admire ce dernier pendant 1h de route. On se rend alors compte de son immensité, et qu’il n’a rien à envier à une petite mer…


On prend un micro de bonne heure le matin car le bateau que l’on doit prendre est à 13h30 à Copacabana soit à 3h30 de route de là. Pas Copacabana au Brésil non, Copacabana en Bolivie ! Pour la petite histoire, c’est à la suite d’une promesse faite par un marin Bolivien, égaré au large des côtes du Brésil, à la Vierge de Copacabana que la fameuse plage de Rio doit son nom à cette ville de Bolivie. D’ailleurs Copacabana signifie en Aymara « vue sur le lac ». Rien à voir avec sa fille brésilienne, sa population est seulement de 6000 habitants. Pour y arriver, on traverse un bras du lac sur un bac puis on admire ce dernier pendant 1h de route. On se rend alors compte de son immensité, et qu’il n’a rien à envier à une petite mer…

A notre arrivée à Copacabana, on descend du bus sur la place de la basilique Notre-Dame de Copacabana. Cette basilique est construite en style morisque (originellement le style était renaissance). Elle fut édifiée en 1550 et reconstruite entre 1610 et 1651. Elle héberge la fameuse sculpture de la « Virgen de la Candelaria de Copacabana », taillée en 1580 par l'artiste quechua Francisco Yupanqui, neveu de l'Inca Tupac Yupanqui et déclarée Reina de la Nación de Bolivie en 1925. On trouve une consigne où déposer nos affaires et on a même le temps de manger une petite truite (spécialité autour du lac) sur une terrasse avec vue sur le lac avant d’embarquer pour l’île du soleil. Deux options s’offraient à nous, soit on  choisissait de débarquer sur la partie sud ou bien sur la partie nord. Nous optons pour ce second choix car d’après le routard le village nord est plus préservé et moins touristique. Notre programme est de rester la 1ere nuit sur cette partie nord puis de rejoindre la partie sud à pied le lendemain par le chemin pré inca et de rester la nuit dans cette communauté avant de reprendre le bateau le lendemain.




A 13h30 donc, nous voici sur le bateau qui nous mènera sur ce petit caillou qu’est l’île du soleil. Le bateau ne va pas bien vite mais nous faisons la connaissance de 2 canadiens ce qui nous fera passer le voyage un peu plus vite. Ce sont des enfants qui nous accueillent, ils rabattent les touristes dans leurs maisons pour passer la nuit. Nous en suivrons un qui nous mènera dans une maison non terminée mais possédant plusieurs chambres relativement grande et pas chères du tout avec une superbe vue sur le lac ! Notre hôte est plutôt sympathique et nous explique comment nous rendre aux ruines situées à 30mn de marche du village. Pour pouvoir y entrer il faut d’abord s’acquitter de la taxe de la communauté à savoir 10 bolivianos chacun au musée ou à l’entrée de la partie nord de l’île. C’est là que l’île vient à ressembler à la maison de fou des « 12 travaux d’astérix ». Une fois arrivés à l’entrée Nord du village, le gardien nous dit d’aller chercher un billet d’entrée au musée dans le centre. Une fois dans le centre au musée, une femme nous donne une entrée pour le musée fermé mais pas d’entrée pour la partie Nord. On lui rend donc cette entrée de musée qui ne sert à rien puis retournons à notre chambre. Là, le propriétaire nous dit d’aller au musée ou à l’entrée nord pour payer notre entrée… nous certifie que normalement c’est bon ! On retourne alors à l’entrée nord, et là, miracle, on peut enfin acheter notre pass pour la partie nord, dont l’argent ira à la communauté Chinkana vivant dans cette partie de l’ile.



Il est déjà 17h quand on commence réellement la balade avec nos amis Canadiens on peut espérer admirer le coucher de soleil sur le lac de l’autre coté. Dès le début de la balade, on peut admirer les somptueux reflets des rayons du soleil sur le lac, qui ondulent sur ses vagues. Les terres immergées de l’ile sont accidentées avec beaucoup de terrasses aménagées pour l’agriculture, construites par les anciens peuples amérindiens. Leur couleur contraste avec celle de l’eau et aussi les neiges éternelles de la cordillère en fond de paysage avec le magnifique Illampu. Arrivée à notre premier sommet, on s’extasie alors sur une superbe vue à 360° nous permettant de contempler de magnifiques paysages, avec de nombreuses petites îles immergées non loin de la coté est de l’île. L’isla del sol a une longueur de 9,6 km pour 4,6 km de large et une superficie de 14,3 km². C'est la plus grande île du lac. Son nom originel était « Isla Titikaka », et c'est elle qui a donné son nom au grand lac. À l'époque des Incas, l'île était un sanctuaire. Il s'y trouvait un temple avec des vierges dédiées au dieu Soleil ou Inti. De là provient le nom de l'île. Après un coucher de soleil spectaculaire, on redescend dans le noir, le clair de lune espéré n’étant pas au rendez-vous. Puis on dîne avec les Canadiens, dont l’homme avait un fort joli prénom d’ailleurs, le même que notre nouveau président (je ne sais pas si se sera mieux qu’avec le président sortant mais au moins son prénom est beaucoup plus classe non ?), hamburgers faits maisons et salchipapas (rondelles de saucisses sur un lit de frites), autour d’une bouteille de vin Bolivien, le Kohlberg et bouteilles de la bière locale la Paceña.


Le lendemain matin, après une recherche infructueuse de carte de l’île et de ses sites archéologiques et points de vues (heureusement, mon super appareil photo numérique Canon Power shot SX 40 de ouf a pris en photo un panneau dans le village), on laisse derrière nous la belle plage du village et on repart sur le même chemin que la veille au soir. Les paysages magnifiques la veille le sont toujours autant en cette matinée ensoleillée. On retourne sur les lieux, revoir une dernière fois la table des sacrifices, le labyrinthe et le rocher sograda d’où d’après la légende le soleil et la lune se seraient cachés pour faire des enfants dont le lac Titicaca. Selon la légende c’est de cet endroit que partirent Manco Capac et Mama Ocllo pour fondé la cité de Cuzco.



Après cela on bifurque à gauche pour commencer notre traversée nord/sud. La grimpette commence…d’après le routard cette traversée est plus facile dans le sens où nous l’effectuons mais les 1eres côtes me laissent à penser qu’ils ont dû confondre les 2 cardinaux ! Parce que je vous le rappelle nous sommes à 4000 m d’altitude et qu’il est donc difficile de respirer ! (d’ailleurs, je ne supporte plus les hauteurs et ce manque d’oxygène, les nuits sont trop difficiles) mais bon, la vue est vraiment magnifique sur ce chemin pré inca. Nous ne nous lassons pas. Les pauses de Cécile me permettent d’assouvir mon envie de photographie et de tester toujours et encore mon nouvel appareil. En chemin, nous traversons le village du milieu et nous devons nous acquitter d’une nouvelle taxe à la communauté ; la communauté Cha’llapampa. Je n’arrive pas à décrire aussi bien que Fanch les paysages je lui laisserai donc le soin de le faire… Houlà la pression… je dirai pour faire référence à mon commentaire plus haut : regardez les photos ! Ce sera plus simple et plus juste. A ce niveau là de l’île, nous sommes au point culminant et nous pouvons donc apprécier la grandeur de ce lac. C’est le lac le plus grand d’Amérique du Sud de long en long. Il possède aussi le record d'être le plus haut lac navigable du monde. Il s'étend sur environ 8 562 km², parmi lesquels 4 772 km² correspondent au territoire péruvien et le 3 790 km²  à la Bolivie. Sa longueur est de 204 kilomètres, sa largeur de 65 kilomètres. La longueur totale de ses rives est de 1 125 kilomètres. Situé dans les andes à 3 812 mètres au-dessus du niveau de la mer, il a une profondeur moyenne de 107 mètres et une profondeur maximale de 284 mètres. Plus de vingt-cinq rivières s’y jettent et le lac compte 41 îles. Pour finir, le volume d'eau contenu est de 893 km3 et c’est uniquement de l’eau douce. Vous en savez un peu plus sur le lac maintenant..



Le relief reste le même, mais la végétation change un peu. Du Nord casi désertique, on traverse maintenant quelques bosquets d’Eucalyptus. A notre arrivée au village du sud, encore une taxe, pour la communauté Yumani cette fois-ci. C’est encore un enfant qui nous accueille, nous le suivons dans sa maison/auberge où nous prendrons une chambre car la vue de celle-ci est splendide. Elle donne sur l’isla de la luna perdu au milieu du lac et derrière elle la cordillère au sommet blanc. Nous posons donc nos affaires dans notre chambre et poursuivons la découverte de l’île. Certainement la plus belle vue pour moi, et aussi el templo del sol, très bien conservé. Puis nous trouverons un petit resto avec une vue imprenable sur le lac et profitons de nos derniers instants sur cette île magique, histoire de manger encore une fois  la célèbre truite du lac et profiter du couché de soleil !



Nous nous lèverons assez tôt le lendemain pour voir les derniers sites non visités dont le célèbre escalier inca qui descend au port. Malheureusement nous nous tromperons de chemin et n’aurons pas le plaisir de le descendre ; on put quand même le voir mais n’avons pas eu le courage de le monter !!! L’altitude ne me réussissant vraiment pas bien, je ne supporte aucun effort. Cette île, avec son petit village et sa belle plage du Nord, ses ruines Incas et ses points de vue inoubliables en font pour moi un véritable coup de cœur. On y resterai bien une semaine, simplement à se poser et en totale admiration.


Voici une petite légende pour terminer : « Une légende raconte que les hommes vivaient heureux dans une vallée fertile. Rien ne leur était interdit sauf monter dans la montagne. Le diable, jaloux de leur tranquillité, leur dit d'aller dans la montagne chercher le feu sacré, sinon un malheur s'abattrait sur eux. Mais les dieux de la montagne appelés « Apus » les surprirent et firent sortir des cavernes des pumas, qui dévorèrent toute la population. Inti, le dieu du soleil qu'ils vénéraient, pleura pendant 40 jours et 40 nuits sans s'arrêter, ce qui inonda la vallée et créa le lac Titicaca ; seul un couple survécut en se mettant dans une barque. Ils dirent que, de leur barque, ils avaient vu les pumas, qui s'étaient transformés en pierre. C'est pour cela que le lac s'appelle « el lago de los pumas de piedra », le lac aux pumas de pierre.
Ces pumas de pierre sont aujourd'hui représentés dans la symbolique Aymara par la figure de proue des bateaux (les balsa), une tête de puma tressée. ».
« Il existe une autre légende qui raconte qu'un trésor inca dormirait au fond du lac. Il s'agirait d'une partie de ce même grand trésor des Incas du xvie siècle. Quand Francisco Pizarrocaptura l'empereur Atahualpa en 1532 à Cajamarca, il lui promit la vie sauve en échange de richesses. Le conquistador espagnol exigea que l'Inca lui verse une rançon colossale, soit une quantité d'or et d'argent capable de remplir la pièce où Atahualpa était prisonnier : 35 m2 de surface sur une hauteur de deux mètres. L'Inca donna des ordres à ses lieutenants pour que la rançon soit acheminée des quatre coins de l'empire. L'or afflua et la rançon fut presque totalement payée. Sur le lac Titicaca, une navette de barques convoya des kilos d'or et d'argent, entre la rive est et la rive ouest. Mais le 29 août 1533, quand les mariniers apprirent l'exécution d'Atahualpa par Francisco Pizarro, ils comprirent que l'Espagnol n'avait pas tenu parole et qu'il avait trahi l'Inca. Dégoûtés, ils auraient jeté le trésor dans les eaux du lac. » Notre commandant Cousteau national avait fait quelques fouilles du lac mais n’avait rien trouvé. Depuis, quelques expéditions ont suivi mais elles aussi sont restées bredouilles. Si l’eau n’avait pas été aussi froide, j’y serai bien allé mais bon…
La traversée en bateau fut interminable et nous avons enchainé la journée en prenant un bus pour La Paz puis le soir pour notre future destination…. 3h30 de bateau, 4h de bus, puis 10 heures dans un autre !!!